Chris CLARK : Soul Sounds (Tamla Motown 1967)

Alors que les revues branchés et leurs journaleux experts de musique populaire n’en finissent plus de nous abreuver de leurs lumières sur le mouvement musical afro-américain des années 60/70 – qu’ils ont pourtant dénigrés ces 20 dernières années – revenons sur la courte carrière atypique de Chris Clark. Chanteuse blonde au yeux bleus ayant grandi dans le milieu des musiciens jazz de la côte ouest des USA, les anglais l’appelaient «The white negress». Une façon de se rappeler aux bons souvenirs de ce que l’on nomme outre manche la «blue eyed soul». Grâce à son petit ami, le célèbre Berry Gordy, producteur du fameux label de Détroit, elle signe quelques petits bijoux de la firme soul avant de retomber dans l’oubli. En effet, les conflits raciaux sont tenaces. Il ne suffit pas de savoir chanter comme Etta James, encore faut-il convaincre les radios afro-américaines de diffuser cette artiste majeure. La barrière de la couleur de peau reste infranchissable et malgré sa diffusion sur les stations noires elle ne bénéficiera pas d’une promotion équivalente à ses collègues… Employée de la Motown jusqu’en 1989, elle travaille au scénario du film sur la vie de Billie Holliday Lady Sings The Blues et décroche une nomination aux oscars.

www.motown.com

Jean-Bernard Bassach, février 2010.

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