Jacqueline Taïeb : French mademoiselle. The complete masterworks (Anthology 2008)

Egérie sixties de la pop française, originaire de Tunis, elle débarque dans les valises de la décolonisation en 1956 à l’âge de 8 ans. De 67 à 70 elle enregistre dans les mythiques studios du Swinging London le meilleurs du r&b/garage parisien. Inspiratrice de Little Rabbits, April March, Karpatt, Hushpuppies ou Tahiti 80, c’est avec le titre 7 heures du matin qu’elle devient la révélation du 1er MIDEM 1967. Un titre inspiré du fameux My Generation des Who! La même année sort Qu’est-ce qu’on se marre à la fac, aussi appelée La Fac de Lettres et qui sent bon les prémices de la révolte estudiantine de mai 68. L’arrangeur attitré est Jean Bouchéty mais on retrouve aussi Pierre Barouh sur un de ses disques. Violon klezmer sur Juste un peu d’amour ou tablas pour On roule à 160, marquent des influences avant-gardistes.
La plus « modette » de nos chanteuse française disparaît ensuite. Elle réapparaît en 1978 et écrit alors pour Montand, Fugain, Maurane, Jeane Manson, Stone, Dave, Fabienne Thibault. Auteur et compositrice d’un tube, Ready to follow you de Dana Dawson, c’est par soucis de modernisme qu’elle produit Je m’en fous de Karim et ses Prophètes.

Jean Bernard Bassach, mai 2010.

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