Prince Nico Mbarga : Aki special (Rounder 1976)

Le Prince et sa maman. Aux frontières de l’Afrique de l’Ouest et Centrale, entre High Life et rythmes congolais, un prince de la scène élabore une personnalité musicale moderne d’exception. Le Camerouno-nigérian Nicolas Mbarga est le plus populaire de tous les artistes africains de l’âge d’or des indépendances. En 1976, il enflamme les pistes de danses avec le Rocafil jazz ensemble et la chanson Sweet Mother. Refusée par EMI (1974), estimant qu’elle est trop enfantine, puis rejetée par Decca et Philips Records, c’est la maison de disque nigériane Rogers All Stars qui la produit en 1976. Plus de dix millions d’exemplaires du titre phare noie le sous-continent pour laisser une marque indélébile sur plusieurs générations. Sweet mother célèbre la maternité sur fond de High-life et de soukouss congolais. Le chanteur s’adresse directement à sa mère et fait mouche sur le public. Vecteur de démocratisation populaire l’emploi de la langue anglo-africaine pidgin transcende les classes sociales. Entre groove intemporel et texte éternel, entre simplicité de la parole et clarté musicale, un succès populaire très rarement égalé. Après s’être reconverti dans l’hôtellerie dans les 80’s au Nigeria, l’artiste est décédé en 1997.

Jean Bernard Bassach

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